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Vers la « Sobriété heureuse » en compagnie de Pierre Rabhi

A 75 ans, Pierre Rabhi dénonce une société qui souffre. Invité par l’ACDA (Action et Coopération pour le Développement dans les Andes), cet agriculteur et penseur français d’origine algérienne a longuement expliqué son concept de « Sobriété heureuse ».

« La croissance économique n’est pas la solution! »

Les politiques actuelles semblent ne pas se rendre compte que la société souffre. Efforts budgétaires, licenciements, restructurations ou encore faillites, les signes ne manquent pourtant pas. Pendant près de deux heures, Pierre Rabhi a dénoncé les problèmes actuels. Pour lui, la croissance économique n’est pas la solution mais bien le problèmeQuand on a établi l’organisation du monde sur la croissance économique indéfinie, ça aboutit finalement à instaurer une sorte de pillage de la planète. Et comme il y a des habitants sur cette planète et que cette planète est unique, je ne vois pas comment on peut répondre à tous nos appétits, quels qu’ils soient. Pour le penseur, il faut changer de mode de vie et refonder une autre vision non pas basée sur la croissance illimitée mais bien sur la modération. Il ajoutera d’ailleurs à ce propos: « Il n’y a qu’avec la modération que nous pourrons survivre tous« . La planète souffre et ses ressources sont limitées, c’est un fait. Il précisera  qu’il y a déjà un épuisement des ressources halieutiques, que les forêts sont de plus en plus dévastées. Globalement, on constate qu’on est en train de se rendre la vie impossible sur une planète qui a suffisamment de ressources si elles sont bien partagées et bien gérées. 

« Vers la « sobriété heureuse »

Pierre Rabhi veut redonner l’importance à la nature et à l’être humain plutôt qu’à l’argent et au lucre. Pour cela, une solution: prôner la « sobriété heureuse », c’est-à-dire renoncer à une consommation effreinée pour essayer de trouver d’autres modes de vies. Cela relève donc du choix des individus: Cela peut s’appliquer à tout le monde dans la mesure où les gens prennent conscience qu’il y a nécessité. C’est une question de choix des personnes. Ce que veut la société c’est le toujours plus. 

Le danger est que ce « toujours plus » est prôné par une société actuellement de plus en plus tournée vers la consommation et assaillie par la publicité. Pour Pierre Rabhi,la publicité manipule les gens. Elle crée un sentiment de manque permanent qui produit un sentiment d’avidité. La publicité est aujourd’hui très subliminale […]. Elle manipule l’individu pour lui faire croire qu’il manque. Et il y a toujours quelque chose qu’il faudra acheter. On est dans un processus du toujours plus qui ne génère absolument aucune satisfaction.

Un talent oratoire, une philosophie de vie qui auront suscité l’intérêt d’un peu plus de 500 personnes ce 27 février 2013 au Foyer culturel de Péruwelz. Cet homme donne a réfléchir sur le monde d’aujourd’hui mais également pour les générations futures qui hériteront sans doute de plus de problèmes à corriger.

Si vous voulez en savoir plus sur Pierre Rabhi, n’hésitez pas à visiter son blog. Vous pourrez également revoir l’entretien en intégralité ci-dessous. 

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